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A 170 jours rien n’est fait, Kabila ne va pas organiser les élections, Opposition kidiba?

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July 7, 2018 Yeba
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A 170 jours du 23 décembre et du passage par les urnes en République démocratique du Congo, une série de chantiers suscitent bien des interrogations et laissent entrevoir les limites d’un processus qui se voudrait vraiment démocratique.

Passage en revue

Le fichier électoral. Les experts de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) ont repéré que plus de 16 % des inscrits sur cette liste étaient des électeurs mal enregistrés (manque d’empreintes digitales). A 170 jours du passage par les urnes, impossible, sous peine de devoir reporter encore une fois le scrutin, de recommencer tout le travail. Par contre, si l’OIF a pu repérer les inscrits qui n’ont pas été correctement enregistrés, il paraît possible de supprimer tous ces noms du fichier. Cela représente tout de même près de 7 millions d’électeurs « douteux ».

La machine à voter. Aucun consensus n’existe sur l’utilisation de cette machine qui est une trouvaille de la CENI et de personne d’autre. Malgré les propos de Corneille Nangaa, le patron de la CENI, qui se veut totalement rassurant sur la qualité de cette machine, le doute est permis. En Irak, où elle a été utilisée récemment, il a fallu retourner aux urnes dans certaines régions, tant les irrégularités étaient nombreuses.

Qui plus est, en RDC, le recours à cette machine n’a aucune base légale. Nulle part, son utilisation n’a été prévue… même dans le calendrier de la CENI qui parle des délais nécessaires pour l’impression des bulletins de vote à l’étranger.

La décrispation prévue dans l’Accord de la Saint-Sylvestre. Les évêques congolais de la CENCO sont parvenus à un accord le 31 décembre 2016. Accord qui est le fondement même de la prolongation du mandat de Joseph Kabila jusqu’au scrutin du 23 décembre. Sans ce texte, signé par la majorité et l’opposition, rien de ce qui se fait aujourd’hui en RDC n’a de sens. Or, cet Accord dispose d’un article qui prévoit la décrispation politique. Il parle notamment, de la libération des prisonniers politiques, du retour des opposants, de l’ouverture des médias, de la libetrté de faire campagne… Or, jusqu’ici, en plus de 18 mois, rien, ou presque, n’a été fait. Les évêques congolais viennent de redire leur incompréhension face à cette situation. Sans dcrispation, pas d’élections libres et transparentes.

La cour constitutionnelle. Preuve qu’avec de la volonté politique on peut faire bouger les choses, la cour constitutionnelle a été largement recomposée par le pouvoir en place. Ici, les délais ont même presque été respectés. Cette cour constitutionnelle qui sera amenée à trancher les éventuelles conflits électoraux est majoritairement composée d’éléments pro-Kabila. C’est cette cour qui pourrait être amenée à se prononcer sur une éventuelle candidature de Joseph Kabila, si celui-ci devait décider de se représenter malgré la limite de deux mandats successifs inscrite dans la Constitution congolaise.

Difficile dans ce contexte, de voir cette cour comme autre chose qu’un instrument de plus entre les mains du pouvoir.

Le financement du scrutin. Le pouvoir en place veut organiser ces scrutins sans recourir au financement extérieur. Il est absolument impossible, avec les réserves dont dispose le pays, d’organiser et de garantir la bonne tenue d’une élection sur toute l’étendue d’un pays grand comme un continent mais ne disposant ni de routes, ni d’électricité. Dans ce contexte, l’opacité risque d’être de mise. La porte ouverte à toutes les tricheries.

Le piège du boycott

Dans ce contexte, la tentation la plus évidente – et peut-être la plus attendue par le pouvoir en place – est le boycott du scrutin. Un scrutin mal préparé, où les principaux adversaires potentiels seraient exclus, avec une machine à voter qui fait craindre les pires « arrangements » et une cour constitutionnelle prête à avaliser tous les caprices du pouvoir. Or, un boycott ne peut servir que les intérêts de ceux qui sont en place aujourd’hui. L’opposition congolaise doit donc plutôt tout mettre en œuvre pour être prête le jour J.

Où est le bloc de l’opposition ?

Du côté purement politique, le bloc de la majorité politique composé autour du FCC fait face aujourd’hui à la dispersion de l’opposition. Moïse Katumbi avec Ensemble est le seul front à lui faire face. Les autres leaders, les Félix Tshisekedi, Vital Kamerhe et autre Martin Fayulu tentent vaille que vaille de s’organiser dans leur coin avec des positions très différentes. Certains prônent le boycott, d’autres, exangues financièrement, ne diraient pas non à un report du dépôt des listes, et tant pis s’il faut reporter un peu le passage par les urnes, histoire de trouver l’argent nécessaire.
Et quid de Jean-Pierre Bemba ? L’idée d’un retour imminent de l’ancien vice-président, sorti le mois dernier des geôles de la CPI, a été douché ce 4 juillet lors de l’appel dans le dossier pour subornation de témoin. Bemba n’est peut-être pas encore sorti d’affaire. Le parquet de la CPI ne lâche pas le dossier et réclame 5 ans de prison. L’examen du dossier se poursuit sans qu’une date ait été fixée. Bemba risque donc d’être le grand absent de ce scrutin sans que personne ne puisse présager des consignes que pourrait donner le colosse contraint de demeurer pour l’instant à Rhodes, dans la banlieue bruxelloise.

Le rôle de la communauté internationale

Dans un tel contexte, il est évident que la communauté internationale (en bilatéral – Etats-Unis, Belgique, France,… – ou en multilatéral, via l’UA, l’UE, l’ONU…) a un rôle à jouer en faisant pression sur le pouvoir en place pour qu’il respecte ses engagements (Accord de la Saint-Sylvestre), sa Constitution (pas de 3e mandat) et ses propres textes (le calendrier électoral de la CENI qui ne prevoit pas la machine à voter).

Interventionnisme, atteinte à la souveraineté nationale, répondront en choeur ceux qui veulent s’accrocher au pouvoir coûte que coûte. Et tant pis pour le sort de plus de 80 millions de Congolais qui vivent aujourd’hui dans un pays sans Etat. Quatre-vingts millions qui constituent aussi la source de la plus importante masse de déplacés. Plus de trois millions de Congolais ont dû fuir leurs terres ces derniers mois. Un déplacement forcé qui occasionne des centaines de milliers de morts, qui fait vaciller des régions entières incapables d’accueillir un tel flot de réfugiés, ce qui entraîne de nouveaux affrontements, de nouvelles famines et qui prive toute une génération de Congolais de tout avenir. Un flux de réfugiés qui occasionne aussi son lot de tensions dans les pays voisins et est synonyme de possibles déstabilisations dans les 9 (!) pays qui entourent la RDC.

La communauté internationale a donc le droit et même l’obligation de faire pression sur le pouvoir en RDC pour qu’il organise de vraies élections afin de juguler cette déstabilisation annoncée et les centaines de milliers de morts, voire plus, qui découleront inévitablement de ce pourrissement de la situation.

Mbusa : “Nos Voisins Ont Compris Que Kabila Ne Partira Que S’il Y Est Contraint”
Le reste du monde ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. Le risque est majeur. L’Union européenne qui est déjà aujourd’hui en difficulté sur la question de l’accueil des réfugiés, ne peut se contenter d’être le témoin passif d’une crise potentielle majeure qui concernerait non seulement les dix Etats d’Afrique centrale mais tout un continent et donc le monde entier.


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7 thoughts on “A 170 jours rien n’est fait, Kabila ne va pas organiser les élections, Opposition kidiba?”

  1. KANAMBE TI OKOTINDA BATU BASIMBA MANDUKI YA SOLO.NA KATI YA MBOKA ART64 , LIBANDA MANDUKI.TOZA KIDIBA TE, TOZOZELA ELECTION COMME DATE BUTOIRE.APRES DECEMBRE YE MOKO KANAMBE KABILA AKOKAMWA REACTION NA BISO.

  2. BILIAKI YO KANAMBE EKOKI OYAKA NA CONGO PONA KOBONGISA CHEZ BINO NA RUANDA CONGO ELOKO TE LONGUA NA MALEMBE BISO MOKO TOBONGISA MBOKA NA BISO KALA TE OKOKIMA MAIS OZALA NA CHANCE PAMBA TE OKOKUFA NA KIN EKOTIKALA HISTOIRE NA MONDE UN HOMME AVERTIS EN VAUT DEUX

  3. KABILA SESE SEKO, KUKU NGBENDU, WA ZA BANGA, MOKONZI WA EKOLO KONGO, WA LIBELA!
    TOUT CELA C’EST À CAUSE DU CLAN DES “TSHI..” BA BIWELAWELA, BALINGI KO MILATISA BA KIMBUNDI YA BA NIVEAUX NA BANGO TE!
    KIE KIE KIE! BOMONI!
    TSHIBALA UN ILLETTRÉ PREMINER MINISTRE, QUI ECRIT AVEC DES FAUTES DE GRAMMAIRE ET D’ORTHOGRAPHIE!
    TSHIBALA ENCORE PLUS BETE, QUE SON PATRON KANAMBÉ!

    1. KABILA SESE SEKO, KUKU NGBENDU, WA ZA BANGA, MOKONZI WA EKOLO KONGO, WA LIBELA!
      TOUT CELA C’EST À CAUSE DU CLAN DES “TSHI..” BA BIWELAWELA, BALINGI KO MILATISA BA KIMBUNDI YA BA NIVEAUX NA BANGO TE!
      KIE KIE KIE! BOMONI!
      TSHIBALA UN ILLETTRÉ PREMIER MINISTRE, QUI ECRIT AVEC DES FAUTES DE GRAMMAIRE ET D’ORTHOGRAPHIE!
      TSHIBALA ENCORE PLUS BETE, QUE SON PATRON KANAMBÉ!
      AU PAYS DESAVEUGLES, LE BORGNE EST ROI!
      IL FAUT KOTUMBA BA MOLUBA!

  4. Nanga Kanambe akoma president ya RDC sur quel criteria ?

    Ba salaka election na mboka ezali occupe te , election ezali development te .
    la convention ya la Haye de 1907 lecture ya resolution 3314 de l’esemble le 14- 12- 1974